Voir et supprimer les Content Credentials (C2PA)
PromptWipe ouvre les Content Credentials (C2PA) d’une image PNG, JPEG ou WebP, montre qui le fichier dit l’avoir créée et signée, puis retire le manifeste sans toucher aux pixels, dans votre navigateur. Il ne vérifie pas les signatures et ne retire pas les filigranes invisibles comme SynthID. Gardez ces informations quand une règle les impose.
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Vous pouvez aussi coller une image (Ctrl+V ou ⌘V).
Que sont les Content Credentials C2PA ?
« Content Credentials » (identifiants de contenu) est le nom grand public d’un manifeste C2PA : un enregistrement signé, rangé dans le fichier, qui dit avec quel outil l’image a été faite et ce qu’on lui a fait. Pour une image IA, il indique en général qu’une IA générative a servi.
La norme est publiée par la C2PA (Coalition for Content Provenance and Authenticity). Le fichier contient un magasin de manifestes, avec un ou plusieurs manifestes. Chacun porte une déclaration : le logiciel qui l’a écrite (le claim generator), une liste d’assertions comme les actions effectuées (création, retouche, génération par IA) et les images d’origine, et une signature cryptographique liée au certificat du signataire. Une empreinte relie le manifeste aux octets exacts du fichier : toute retouche ultérieure se voit.
L’emplacement du manifeste dépend du format (C2PA 2.2, annexe A) :
| Format | Conteneur | PromptWipe |
|---|---|---|
| JPEG | Des segments APP11 qui portent du JUMBF ; un gros manifeste s’étale sur plusieurs segments contigus de 64 Ko au plus | Tous les segments APP11 sont retirés, pas seulement le premier |
| PNG | Un bloc caBX, en général avant les données d’image | Retiré |
| WebP | Un bloc C2PA à la fin du conteneur RIFF | Retiré, taille du fichier et indicateurs d’en-tête recalculés |
| AVIF, HEIF | Une boîte uuid | Pas encore pris en charge |
Que montre PromptWipe de ces informations ?
Le rapport indique le nombre de manifestes et leur taille, le logiciel que le fichier déclare (« Créé avec »), le nom du signataire tel qu’il figure dans son certificat, et le titre s’il y en a un. Ce sont des valeurs déclarées : PromptWipe les lit mais ne vérifie pas la signature.
Pour vérifier une signature, passez par un outil de vérification comme Verify, de la Content Authenticity Initiative. C’est un autre site : regardez comment il traite votre fichier avant de lui confier une image privée.
Deux autres cas figurent dans le rapport. Certains fichiers ne portent qu’un lien, dans leurs métadonnées XMP, vers des Content Credentials stockés ailleurs : PromptWipe l’affiche (« Lien vers des Content Credentials ») et le retire avec le reste du XMP. Et quand un manifeste est illisible, le rapport le dit et le bloc est retiré quand même.
Quand faut-il garder les Content Credentials ?
Dès qu’une règle ou un engagement en dépend : images faites avec l’IA générative d’Adobe, plateformes ou clients qui exigent d’indiquer les contenus IA, travaux dont la provenance est justement l’enjeu. Dans ces cas, servez-vous de PromptWipe pour les lire, pas pour les retirer.
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IA générative d’Adobe. Les règles d’utilisation de l’IA générative d’Adobe (mises à jour le 15 mai 2026, section 6) disent : « You must not remove, alter, or disable any Content Credentials » (vous ne devez ni retirer, ni modifier, ni désactiver des Content Credentials). Si votre image vient de Firefly ou d’une autre fonction d’IA générative d’Adobe, gardez-les.
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Obligations d’indication. Si une plateforme, une banque d’images, un éditeur ou un client vous demande de signaler les contenus générés par IA, retirer ces informations ne change rien à cette obligation. Indiquez-le vous-même.
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Hypertrucages. L’article 50, paragraphe 4, du règlement européen sur l’IA impose aux déployeurs d’un système d’IA qui génère des hypertrucages (deepfakes) d’indiquer que le contenu a été généré ou manipulé artificiellement, avec une obligation allégée pour les œuvres manifestement artistiques, créatives, satiriques ou fictives. Si cette obligation vous concerne, elle demeure, quel que soit le contenu du fichier.
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Votre propre provenance. Un photographe ou un illustrateur qui signe son travail peut s’en servir pour en prouver l’origine. Les retirer, c’est jeter cette preuve.
Pourquoi les retirer, alors ?
Pour la vie privée, et pour choisir ce que l’on partage. Selon l’outil qui l’a écrit, un manifeste peut nommer l’organisation qui l’a signé, le logiciel et sa version, la liste des retouches et les images d’origine, parfois avec leurs vignettes.
C’est plus que ce que beaucoup imaginent en envoyant une maquette à un client ou en publiant une image. Un manifeste prend aussi de la place : dans un JPEG, il peut remplir plusieurs segments de 64 Ko. Si aucun des cas ci-dessus ne concerne votre image, vous pouvez préférer la partager sans cet historique.
Attention : PromptWipe retire toutes les métadonnées, pas seulement le C2PA. L’EXIF, le XMP, les prompts et les autres blocs de texte partent aussi. Il ne garde que ce qu’il faut pour que l’image s’affiche à l’identique : le profil de couleur et la rotation. Il ne sait pas retirer le C2PA seul : si vous devez garder ces informations, gardez le fichier d’origine.
Que devient l’image une fois ces informations retirées ?
Le fichier n’a plus de Content Credentials : un outil de vérification n’en trouve pas. Qui a besoin de la trace de provenance ne la retrouvera plus dans cette copie ; gardez donc l’original si vous risquez d’en avoir besoin. Les pixels sont recopiés octet pour octet : l’image ne change pas.
Trois choses restent :
- Les filigranes invisibles inscrits dans les pixels, comme SynthID. Ce ne sont pas des métadonnées, et aucun outil de métadonnées ne les retire.
- Un lien par filigrane. La norme C2PA définit une liaison souple (soft binding) : une empreinte ou un filigrane invisible qui permet à un vérificateur de retrouver un manifeste stocké ailleurs, par exemple dans un dépôt en ligne. Si l’image en porte un, elle peut encore être rattachée à ses informations.
- Les étiquettes que les plateformes posent à partir d’autres signaux : filigranes, modèles de détection ou déclaration de la personne qui publie.
Que mettent les services d’IA dans leurs Content Credentials ?
Surtout le fait que l’image est générée par IA, par quel service et à quel moment, plutôt que votre prompt. Deux éditeurs décrivent leurs champs :
- Microsoft indique que les images d’Azure OpenAI portent un manifeste signé par Microsoft, avec la description « AI Generated Image », un agent logiciel comme « Azure OpenAI DALL-E » ou « Azure OpenAI ImageGen », et la date de création.
- Black Forest Labs indique que les images de son API FLUX portent une mention « générée par IA », le claim generator, l’heure UTC, le nom et la version du modèle FLUX, et aucun prompt, prompt négatif, clé d’API, identifiant de compte ni adresse IP.
Nous n’avons pas encore analysé de fichier venant de ChatGPT, Gemini, Midjourney ou Firefly : cette page n’affirme donc rien à leur sujet. Une page consacrée à un générateur n’est publiée qu’après l’examen d’un vrai fichier. Le guide des métadonnées des images IA détaille ce qu’écrivent les outils libres.
Sur quels fichiers l’outil fonctionne-t-il ?
PNG, JPEG et WebP, jusqu’à 50 Mo, une image à la fois. Les fichiers AVIF, HEIF et GIF sont refusés pour l’instant, avec un lien pour demander le format. Tout se passe dans votre navigateur ; la page Comment ça marche explique comment vérifier que rien n’est envoyé.
Sources : spécification C2PA 2.2 (annexe A.3, A.5, liaison souple) ; règles d’utilisation de l’IA générative d’Adobe ; Microsoft Learn, Content Credentials ; Black Forest Labs, C2PA dans les images FLUX ; règlement européen sur l’IA, article 50.
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